| janvier 1790 | Première élection municipale, suite à l'assemblée du 31 janvier 1790, sous la présidence de Jean-Baptiste Touzalin, archiprêtre de Gençay et curé de Savigné, et du secrétaire Jacques Marie Pressac de la Forgerie, ainsi que de trois scrutateurs qui furent : Louis Minereau, Jean Blanchard et Pierre Lucquiaud. Ce jour-là, furent élu :
| ||
| 1800- 1806 | Pierre-Jacques Dupuy. | ||
| 1806- 1812 | Jean-Étienne Serph. | ||
| 1812 | Joseph Albert. Fils de Louis-Pierre et de Julie Corderoy, il décéda le 30 avril 1856, à son domicile sis à Bellevue. Conseil de 1833 : Marchive (adjoint), Leclerc, Debenest, Pierron, Trasleboux, Massias, Minot, Cardin, Brouillet, Bernardeau, Guitton, Arnaud, Fombelle, Talbot et Robin. | ||
| septembre 1848 | Ferdinand Marchive. | ||
| mai 1849 | Denis Pestureau, fils de Pierre et de Marie Granier, naquit le 14 vendémiaire de l'an XIV à Saint-Pierre-d'Exideuil. Il épousa, le 17 février 1830, à Blanzay, Françoise Mauduit, puis fut propriétaire au Tardy, et y mourut durant son second mandat de maire, le 23 octobre 1859. | ||
| 1850 | François Minot. | ||
| 1857 | Denis Pestureau. | ||
| 1859 | Louis-Pierre Artamène Albert, né le 22 novembre 1816 à Savigné, était le fils de Joseph, ancien maire de la commune, et d'Anne Imbert. Il mourut sans alliance, le 24 juillet 1890 à Bellevue, en sa commune. | ||
| 1860 |
| ||
| 1862 | Louis Charles Auguste Serph, né le 19 septembre 1815 à Civray, était le fils de Charles Sylvestre et d'Émilie Caroline Vanhemer. | ||
| août 1870 | Gusman Serph. Second mandat. | ||
| mai 1892 |
| ||
| mai 1900 | Belhoir. | ||
| mai 1908 | André Bouyer, maire. Pierron, adjoint. | ||
| mai 1912 | André Bouyer, maire. Pierron, adjoint. | ||
| décembre 1919 | André Bouyer. | ||
| 1922-mai 1925-mai 1929 |
| ||
| mai 1929 | Pierre Mercier | ||
| mai 1935 | Pierre Mercier | ||
| 1945 | Adolphe Dominique Naud. Fils d'Adolphe Alexis Naud, cultivateur, et de Marie Gilot, il naquit le 30 avril 1905, à Chez Rantonneau de Savigné et mourut audit lieu le 10 juin 1984. Il y avait épousé, le 15 janvier 1927, Lucienne Deschamps. | ||
| 1946 | Maurice Furet. Fils de Louis Furet, gendarme à cheval, et de Jeanne Mathilde Élisabeth Pérault, il naquit le 28 novembre 1896, en la demeure de ses parents, sise rue du Grand Four, à Civray. Il épousa, le 17 septembre 1921, à Savigné, Marcelle Louise Émilienne Bruneau, et y mourut le 2 mars 1952. | ||
| 1952 | Fernand Touron. | ||
| 1953 | Germain Rocher. | ||
| 1958 | Fernand Touron. Second mandat. | ||
| 1970 | Adolphe Dominique Naud. Second mandat. | ||
| 1981 | René Massonnet. | ||
| 2008 | Christian Grimaud. | ||
| 2014 | Roland Vaillier. |
mardi 12 mai 2015
Les maires
lundi 17 novembre 2014
Copie des registres | 15 février 1790
Déclaration de messieurs les chapelains de la baye[1] de Charroux, enregistré le 15 février 1790
Extrait de la déclaration que rendent et par devans messieurs les officiers municipaux de la ville et paroisse de Charoux, messieurs les chapelains des chapeles de St Michel et de St Embroise dudit Charoux, des biens, droits et revenus des dittes chapelles.
Plus il est du audit collège, la rente noble noble de deux Bx[2] fromans, deux Bx seigle mesure de Civray, pour les deux dues sur la tenue des ageons[3] des dépendances du village de la Choffière, en la paroisse de savignié.
Plus une rente noble de quatre Bx seigle, même mesure de Civray, düe sur la tenue appelée des Embroisiens des dépendances du village du grand lizac, même paroisse de savignié, je certifie et affirme sincère et véritable le susdit extrait. Signié Laborderie, religieux de charroux et fondé de procuration de messieurs les chapelains de St Michel et de St Embroise de Charoux.
Plus est du au petit couvent une rente foncière de de douze boisseaux seigle, douze Bx avoine, mesure de Civray, et de deux chapons, sur le village et dépendances du village du chafaus sur la paroisse de savignié.
Plus une rante seconde de cinq livres en argent sur le pré de la darb, des memes dépendances et dans la même paroisse. Certifié et affirmé sincère et véritable, le susdit extrait : Laborderie — religieux et agent et syndic du chapitre de la baye de charoux.
[1] — l'abbaye
[2] — boisseaux
[3] — peut-être ajoncs
mercredi 12 novembre 2014
La margelle de Fayolle
Comme le signale Brouillet, il existe dans l'arrondissement de Civray « plusieurs fosses circulaires dont les dimensions offrent de grandes variétés. Ces dépréciations de terrain sont-elles uniquement le fait de la main de l'homme et les eaux, qui ont couvert la surface du globe, n'ont-elles pas ébauchés ces vastes entonnoirs dont le diamètre et la profondeur de quelques uns semblent éloigner toute pensée de travail humain ? Cependant, leurs positions presqu'uniformes sur des points culminants, près d'enceintes ou de quelques autres monuments présumés d'origine celtique, donnerait à croire que des hommes ont achevé ce que la nature avait peut-être commencé ». M. Ferret a reconnu, dans la cité de Limes auprès de Dieppe, des « habitations composées de fosses circulaires qui probablement étaient recouvertes de branches d'arbres, etc ».
La margelle (ou fosse) de Fayolle (fig. 1) est « située sur un vaste plateau et ne laisse voir autour d'elle aucun trace des terres qui en ont été retirées. Elle a, à peu près, 258 mètres de circonférence sur 6 à 8 m de profondeur. Au sud et à l'est, sur les bords de cet immense cône renversé, existent deux petites enceintes en terre, de forme allongée et irrégulière, faites dans un but de défense ».
L'enceinte au sud de la fosse, comme le décrit Brouillet, a « 24 m de l'ouest à l'est et 20 m du nord au sud ». On y pénétrait par une seule porte bien visible et située à l'est. Des traces de fossés avec parapets venaient se relier à cette enceinte et s'étendaient du nord au sud (fig. 2). La seconde enceinte, située au nord-est de la fosse, a 27 m du nord au sud et 19 m dans sa plus grande largeur, de l'ouest vers l'est (fig. 3). Elles se composent de remparts de terre mêlée de pierres qui ont encore, dans certains endroits, près de 2 m de haut ; des fossés, au trois quarts comblés, mais encore apparents, étaient en avant de ces parapets ».
L'enceinte au sud de la fosse, comme le décrit Brouillet, a « 24 m de l'ouest à l'est et 20 m du nord au sud ». On y pénétrait par une seule porte bien visible et située à l'est. Des traces de fossés avec parapets venaient se relier à cette enceinte et s'étendaient du nord au sud (fig. 2). La seconde enceinte, située au nord-est de la fosse, a 27 m du nord au sud et 19 m dans sa plus grande largeur, de l'ouest vers l'est (fig. 3). Elles se composent de remparts de terre mêlée de pierres qui ont encore, dans certains endroits, près de 2 m de haut ; des fossés, au trois quarts comblés, mais encore apparents, étaient en avant de ces parapets ».
« L'endroit où sont situées ces enceintes et cette fosse est un point très culminant qui domine les terrains voisins, et qui fait face aux retranchements des Ages ».
![]() |
| Extrait de l'Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai, p. 275 |
Sources :
- Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai : depuis l'époque anté-historique jusqu'à nos jours, pour servir à la statistique monumentale du département de la Vienne, Pierre-Amédée Brouillet, 1865.
mardi 11 novembre 2014
Le Castel du Boux
Le Boux était une très humble gentilhommière du XVIème siècle.
Telle que la décrit Brouillet en 1865, « une petite tourelle ronde, isolée, servant de colombier, apanage de la noblesse, s'empresse de montrer aux passants l'écusson armorié de son seigneur et sa girouette rouillée qui crie sur son épis de maïs (voir ci-contre). Les fenêtres du logis sont carrées, divisées par des meneaux de pierre à moulures prismatiques. Les cheminées sont vastes et sans ornements.
Il appartient à la famille de Chergé ».
Le bâtiment existe toujours (en 2014). La tour a été démolie.
Telle que la décrit Brouillet en 1865, « une petite tourelle ronde, isolée, servant de colombier, apanage de la noblesse, s'empresse de montrer aux passants l'écusson armorié de son seigneur et sa girouette rouillée qui crie sur son épis de maïs (voir ci-contre). Les fenêtres du logis sont carrées, divisées par des meneaux de pierre à moulures prismatiques. Les cheminées sont vastes et sans ornements.
Il appartient à la famille de Chergé ».
Le bâtiment existe toujours (en 2014). La tour a été démolie.
Sources :
- Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai : depuis l'époque anté-historique jusqu'à nos jours, pour servir à la statistique monumentale du département de la Vienne, Pierre-Amédée Brouillet, 1865 ;
samedi 1 novembre 2014
Édouard Buchey, chirurgien-dentiste du roi
Ier.
Rio de Janeiro, 1822. Pour obtenir la libération de son mari, le célèbre naturaliste Aimé Bonpland, retenu prisonnier par le dictateur du Paraguay, Adeline Bonpland se lance dans une véritable odyssée à travers les jeunes nations sud-américaines. De la cour de Pedro 1er au Brésil en passant par Buenos Aires, Montevideo, Santiago, Lima et La Paz, sa quête est marquée par les épreuves, le doute et les rencontres. Le charme ambigu qui nimbe sa personnalité va de pair avec le romanesque de sa vie. Ce récit vient combler le vide biographique qui entoure cet énigmatique personnage.
|
Tel est l’accroche du livre d’Alain Couturier1, transcrivant la vie d’Adeline Bonpland, de son vrai nom Anne Marguerite Delahaye, née en 1791 à Paris. De son premier époux François Boyer, qu’elle avait épousé — probablement par arrangement — en 1806, elle eut une fille Emma, en 1810, qu’elle emmena avec elle en Amérique du Sud, puis confia au couvent Saint-Michel de Paris. Emma, ayant trouvé une place de demoiselle de compagnie chez la princesse de Nassau, y rencontra Édouard Buchey, chirurgien-dentiste, protégée par Marie-Françoise Maximilienne de Monbarey, fille émigrée d’un ancien ministre de Louis XVI, et épouse du dernier prince de Nassau-Saarbruck. « J’ai un mari que j’adore, deux jolis enfants… Il me rend la femme la plus heureuse du monde », écrivait Emma en 1835.
Édouard Clémence Peuteste Buchey était le fils de Pierre et de Marie Delaroche. De cette ascendance, je n'ai que peu d'élément, si ce n'est que Pierre Buchey, artiste dramatique natif d'Angoulême et vivant à Cassel en Westphalie, mourut le 30 janvier 1814, à Mayence, à l'âge de 50 ans — fils de Nicolas Buchey et de Marie Biscuit, il s'agit donc très certainement du 4e Pierre, baptisé le 12 août 1760 à Saint-André. Il laissait son fils, adolescent de 14 ans.
Celui-ci épousa, Emma Boyer par contrat du 14 juillet 1830, devant Bouard. La cérémonie eut lieu le 15 janvier 1830, à Saint-Germain-l’Auxerrois de Paris, 1er arrondissement.
Celui-ci épousa, Emma Boyer par contrat du 14 juillet 1830, devant Bouard. La cérémonie eut lieu le 15 janvier 1830, à Saint-Germain-l’Auxerrois de Paris, 1er arrondissement.
Édouard Buchey se voulait innovant dans sa profession : « Maladie des dents — M. Buchey, chirurgien dentiste, a fréquemment employé la monésia ; il a remarqué qu’il ralentissait la marche de la carie et la destruction des dents ; il a observé qu’uni à l’extrait d’opium et introduit dans la cavité d’une dent douloureuse, il avait souvent calmé les douleurs plus efficacement que l’opium seul. M. Buchey recommande l’usage habituel de la teinture pour entretenir le bon état des gencives2. »
Édouard Buchey décéda le 3 octobre 1852 à Paris, dans le 1er arrondissement ancien, et Emma Boyer mourut le 1er mars 1886 à Paris, 9ème arrondissement. D’après une lettre du notaire d’Emma, datée de 1874, à la commission de reconstitution des actes d’état civil de Paris, Édouard était né à Hambourg (Allemagne) en 1800, d’un père qui était négociant à Mayence (Allemagne). Dans une lettre datée de 1835, Emma indiquait que « la princesse de Nassau lui a tenu lieu de mère ».
Édouard Clémence Peuteste Buchey (~1800-1852), époux d'Emma Adeline Boyer
|
|||||||||
Marie-Ernestine Buchey
(1831-?), épouse de Laurent Evasio Obiglio |
Arthur Émilien Buchey
(1835-1888), époux de Marie Marques |
Marie-Emma Buchey
(1837-1914) |
|||||||
Pauline Annette Obiglio
(1853-?), épouse d'Eugène Cretté |
Irma Marguerite Obiglio
(1858-?), épouse d'Alfred Bazile Colas |
||||||||
Germaine Olivia Colas
(1883-1951) |
|||||||||
Arthur Émilien Buchey, naquit le 16 janvier 1835 à Paris. Il était receveur des contributions directes à Mascara (Algerie), lorsqu’il épousa, le 10 novembre 1875, en la dite ville, Marie Marques, née le 12 janvier 1850 à Alger, fille de feu Christoval Marques et de Magdalena Mercadal. Au décès de sa mère, il tenait la même charge à Dellys (Algérie), et il mourut le 28 février 1888 à Mustapha (Algérie). Sa veuve vécut par la suite à Alger, où elle mourut le 29 septembre 1906.
Marie Emma Buchey, professeur de piano, demeurant à Paris, n°7 place Breda (actuellement n°35 rue du Rocher), naquit le 22 septembre 1837, à Paris, ancien 1er arrondissement, et mourut en 1914.
Marie-Ernestine Buchey, aînée des enfants d’Édouard Buchey et d’Emma Boyer, naquit le 6 janvier 1831, à Paris, ancien 3ème arrondissement. Elle épousa, le 10 novembre 1852 à Paris, ancien 1er arrondissement, Laurent Evasius Marie Obiglio, chirurgien dentiste, qui mourut le 29 juin 1858 dans l’ancien 1er arrondissement. En 1886, à la mort de sa mère, elle était internée à l’asile psychiatrique de Charenton-Saint-Maurice (Val-de-Marne), ayant pour tuteur Étienne Molly, rentier à Tournan (Seine-et-Marne). Pauline Annette, leur fille aînée, née le 9 août 1853 dans l’ancien 1er arrondissement de Paris, épousa, le 6 avril 1881, à Paris, 9ème arrondissement, Eugène Cretté, commis d’agent de change à Maisons-Laffitte, né le 20 février 1851 à Versailles, fils de Prosper Louis Cretté et de Félicie Léonie Meysenberg. Elle était, avec sa sœur, bénéficiaires du testament de leur grand-mère Emma Boyer, déposé le 2 mars 1886 chez maître Duplan, notaire à Paris (avec un inventaire après décès du 15 juin suivant auprès du même notaire, de même que le règlement de la succession réalisé le 17 juillet 1886).
II.
Sa sœur, Irma Marguerite, naquit le 13 juin 1858 dans l’ancien 1er arrondissement de Paris, et épousa, le 24 novembre 1886 à Paris, 8ème arrondissement, Alfred Bazile Colas, ingénieur, né le 27 décembre 1848 à Acquinis (Yonne), fils de Charles Téchy Colas et de Marie Angélique Navotte. Ils légitimaient une fille née avant leur union : Germaine Olivia Colas. Celle-ci naquit en effet de père et mère inconnu, mais fut par la suite reconnue par ses parents par acte du 23 mars 1886 passé devant Georges Magese, notaire à Paris. Il eut une vie d’aventurière et d’escroqueuse, faisant la une des quotidiens du début du XXe siècle. Entre autres, durant l’été 1934, se disant « baronne de Wallenstein », elle vola de nombreux ouvrages originaux chez des libraires crédules, acceptant ses explications d’un projet de librairie française à Bueno Aires. Elle fut arrêtée l’année suivante, et condamné à deux ans de prison (il s’agissait de sa quatrième condamnation).
Le 5 février 1938, les autorités l’arrêtèrent dans un hôtel parisien, 32 rue Joubert, après avoir dérobé pour 320.000 francs d’objets d’art à un amateur américain, qui les lui avait confiés. A ce moment-là, l’escroqueuse était connu dans toute l’Europe sous les noms de Claire Gérard, de Gérard de Jorsels ou de Mme de Wallenstein.
Elle décéda le 30 octobre 1951 à Villejuif (Val-de-Marne).
Le 5 février 1938, les autorités l’arrêtèrent dans un hôtel parisien, 32 rue Joubert, après avoir dérobé pour 320.000 francs d’objets d’art à un amateur américain, qui les lui avait confiés. A ce moment-là, l’escroqueuse était connu dans toute l’Europe sous les noms de Claire Gérard, de Gérard de Jorsels ou de Mme de Wallenstein.
|
|
Elle décéda le 30 octobre 1951 à Villejuif (Val-de-Marne).
1 — Adeline Bonpland, voyage dans l’Amérique des Libertadores, par Alain Couturier, 2012
dimanche 21 septembre 2014
lundi 7 juillet 2014
Tranche-Montagne
Tiens, l'autre jour, j'avais un déplacement sur l'île de Ré et ma route a croisé l'imposant Fort de la Prée. J'ai aussitôt pensé à Tranche-Montagne, personnage énigmatique originaire de Savigné, l'un des invalides relevés par la base de données de l'Hôtel des Invalides.
Le Fort de la Prée, d'après le Conseil Général de la Charente-Maritime, est le plus ancien témoignage de la fortification classique du département. Construit en 1625 sur l'ordre de Toiras par d'Argencourt et Le Camus, son plan adopte la forme d'une étoile à quatre bastions effilés reliés par des courtines semi-circulaires « en cul-de-chaudrons » et doublés par une enveloppe côté front de terre. En 1627, les troupes françaises l'utilisent pour prendre à revers l'armée de Buckingham stationnée à Saint-Martin-de-Ré. L'étroitesse du fort obligera l'architecte Blondel sur ordre de Colbert a agrandir ses défenses par une deuxième enceinte en 1664 puis une troisième en 1672. Le fort, considéré par Vauban comme « de peu d'intérêt », sera armé jusqu'en 1875, et déclassé en 1934.
Actuellement, des travaux sont en cours pour restaurer une partie du rempart à la mer. Sollicités par la mer en février 2010, lors de la tempête Xynthia, 100 mètres de rempart sont rénovés avec des pierres de tailles provenant de la Vienne et mise en oeuvre suivant les techniques habituelles.
Tranche-Montagne, alias Pierre Petit, naquit à Savigné vers 1668. Lorsqu'il fut inscrit dans les registres de l'Hôtel des Invalides, le 19 octobre 1721, il était sergent du sieur de Laudun, dans le régiment de Navarre, dans lequel il avait servi pendant 34 ans. Son congé, daté du 7 juillet précédent, était motivé par de nombreuses blessures reçues en diverses occasions, qui le mit « hors service ».
Il fut l'un des soldats réformés envoyés dans la compagnie des Invalides en poste au Fort de la Prée, où il mourut le 25 juillet 1724.
J'avais déjà croisé ce personnage sur un acte, trouvé dans le fond Deschamps, notaire à Civray. Par acte de février 1706, il confiait ses biens et héritages aux époux Berger, demeurant au village de Chez Tribot, paroisse de Savigné, en attendant son éventuel retour au pays. En cas de décès, les époux Berger en héritaient, sans contrepartie a priori.
Le Fort de la Prée, d'après le Conseil Général de la Charente-Maritime, est le plus ancien témoignage de la fortification classique du département. Construit en 1625 sur l'ordre de Toiras par d'Argencourt et Le Camus, son plan adopte la forme d'une étoile à quatre bastions effilés reliés par des courtines semi-circulaires « en cul-de-chaudrons » et doublés par une enveloppe côté front de terre. En 1627, les troupes françaises l'utilisent pour prendre à revers l'armée de Buckingham stationnée à Saint-Martin-de-Ré. L'étroitesse du fort obligera l'architecte Blondel sur ordre de Colbert a agrandir ses défenses par une deuxième enceinte en 1664 puis une troisième en 1672. Le fort, considéré par Vauban comme « de peu d'intérêt », sera armé jusqu'en 1875, et déclassé en 1934.
![]() |
| Vue du Fort |
Actuellement, des travaux sont en cours pour restaurer une partie du rempart à la mer. Sollicités par la mer en février 2010, lors de la tempête Xynthia, 100 mètres de rempart sont rénovés avec des pierres de tailles provenant de la Vienne et mise en oeuvre suivant les techniques habituelles.
Tranche-Montagne, alias Pierre Petit, naquit à Savigné vers 1668. Lorsqu'il fut inscrit dans les registres de l'Hôtel des Invalides, le 19 octobre 1721, il était sergent du sieur de Laudun, dans le régiment de Navarre, dans lequel il avait servi pendant 34 ans. Son congé, daté du 7 juillet précédent, était motivé par de nombreuses blessures reçues en diverses occasions, qui le mit « hors service ».
Il fut l'un des soldats réformés envoyés dans la compagnie des Invalides en poste au Fort de la Prée, où il mourut le 25 juillet 1724.
J'avais déjà croisé ce personnage sur un acte, trouvé dans le fond Deschamps, notaire à Civray. Par acte de février 1706, il confiait ses biens et héritages aux époux Berger, demeurant au village de Chez Tribot, paroisse de Savigné, en attendant son éventuel retour au pays. En cas de décès, les époux Berger en héritaient, sans contrepartie a priori.
Inscription à :
Articles (Atom)









