jeudi 20 août 2015

L'affaire Jean Texereau (1832)

Dans la soirée du 1er novembre 1832, Jean Gayet, cultivateur à la Chauvellerie, se trouve au cabaret du sieur Latreille, dans le village du Magnou. On y trouve aussi Jean Texereau, les frères Massias, et quelques autres.
Il s'y est rendu pour régler un différend avec Texereau, histoire que ce dernier règle aimablement une indemnité en raison du dommage que son bétail lui a causé. Essayant un refus, il annonce son intention de le faire citer en justice.
Vers 9 heures, Texereau sort avec les frères Massias, qu'il quitte aussitôt. Peu après, Gayet prend congé des cabaretiers Latreille.
À peine quelques instants plus tard, on voit rentrer Gayet dans un état à faire pitié : ses habits sont couverts de boue et le visage est ensanglanté ; et quoiqu'il parle avec difficulté, il reaconte que, dans le chemin du Magnou à la Chauvellerie, un homme, surgi de derrière un chêne et qu'il a reconnu comme étant Texereau, s'est précipité sur lui, l'a frappé au visage avec une lourde masse (que Gayet a cru être une pierre), l'a renversé à terre, l'a pris à la gorge et lui a donné plusieurs coups de pied. Laissé au sol, son agresseur s'est enfui en passant par les jardins entre le chemin et la maison de Texereau.
On prévient monsieur le Maire qui se rend chez les Latreille. Un médecin, qu'on a aussi appelé, constate que Gayet a la lèvre supérieure et la joue gauche tuméfiées, que la lèvre inférieure est coupée de haut en bas, jus'au menton, que la mâchoire est fracturée, qu'il dent est pratiquement arrachée de son alvéole et que beaucoup d'autres son entièrement cassées. Le médecin découvre aussi que la poitrine de Gayet est couverte de fortes érosions et ecchymoses, et indique que si les blessures de Gayet, qu'il croit fait avec un corps très dur (une pierre ou un instrument en fer par exemple) ne sont pas mortelles, elles le forceront à être en incapacité de travail pendant 40 à 50 jours.
Pendant que le médecin l'examine, Gayet répète à l'envi que Texereau est l'auteur du crime. Des témoins vont au lieu du crime et y découvrent beaucoup de sang au pied d'un chêne et près d'une place où il est facile de reconnaître qu'un homme s'y est fait agressé. On remarque également, sur la jetée du fossé près du chêne, l'empreinte de deux sabots, qui paraissent y avoir glissé.~
Le lendemain, le juge d'instruction et le procureur du roi de Civray se rendent sur les lieux. Texereau et sa femme sont interrogés (séparément), et n'arrivent ni l'un ni l'autre à s'accorder sur l'heure à laquelle le dit sieur est rentré la veille au soir.
On constate, dans un jardin récemment ensemencé, et dans lequel Gayet dit avoir vu s'enfuir son agresseur, des pas se dirigeant vers le chêne désigné par la victime. Les sabots de Texereau sont appliqués sur ces empreintes, qui s'accordent parfaitement.
Enfin, Texereau est conduit devant Gayet, et ce dernier, en le voyant, est saisi d'une vive émotion. Faisant l'effort d’articuler quelques paroles, il s'écrie en le montrant du doigt : « le voici ! »
On établit un mandat de dépôt contre ledit Texereau, et une instruction est ouverte.
Il en résulte que Texereau ne vit pas en bonne intelligence. Une première fois, il a été obligé de lui donner une légère indemnité pour des épines qu'il lui a enlevées, et depuis ce temps, il s'est montré animé de mauvaises dispositions à son égard. Plus tard, il a tué le chien de Gayet et s'est vu forcé de payer 21 francs pour éviter des poursuites. Dans un  autre temps, il prétend que Gayet a tenu contre lui des propos diffamatoires et lui a intenté un procès, qu'il a perdu et il fut obligé d'en payer les frais. Autant de raisons pour Texereau d'en vouloir à Gayet contre lequel il ne dissimule pas ses mauvaises intentions.
Depuis quelques temps, il y a un dernier motif de brouille entre les deux hommes : Gayet a pris dans son pré le mulet de Texereau, qui n'a pas voulu payer l'indemnité arbitrée par le garde-champêtre. C'est à propos de cette histoire que Gayet s'est rendu dans le cabaret des Latreille ce 1er novembre. Ce jour-là, d'ailleurs, on remarque que Texereau regarde Gayet d'un air menaçant. En apartheid, Texereau engage au nommé François Guineau, qui s'y trouve également, à chercher querelle à Gayet, lui promettant, s'il n'est pas le plus fort, de lui donner un coup de main.
Toutes ces circonstances paraît fournir la preuve de la culpabilité de Texereau. Durant tous ses interrogatoires, il se contente de nier. Il prétend que les empreintes dans son jardins sont ceux des enfants Garreau ; il indique qu'il ne s'est pas rendu dans son jardin, ni le 1er, ni le 2 novembre.
Texereau a, dans le pays, la plus mauvaise réputation. Il y est signalé comme un homme très dangereux.
Tiens, avant de s'installer, il a vécu à Charroux, où il était connu sous les mêmes rapports : plusieurs personnes parlent de lui comme d'un homme violent et querelleur, se plaisant à faire du tort à ses voisins. Une fois, il a engagé, sous prétexte de l'inviter à manger des crêpes, la servante du sieur Proux à voler du sucre chez son maître, voisin de Texereau, et, cette pauvre fille n'ayant pas osé, il l'a envoyé en acheter sous le nom de son maître, chez un marchand à Civray. Proux, une fois le forfait découvert, se rendit chez Texereau pour une explication, ce qui alla jusqu'aux injures entre les deux hommes. Peu après, Proux perdit deux chèvres de la volaille. Alors que l'artiste vétérinaire déterminait que les bêtes avaient été empoisonnées, Proux se rendit chez Texereau, car de la Martinière, maître de ce dernier, lui avait confié de l'arsenic pour le mettre dans ses greniers, parce qu'il était son fermier. Il nia cependant toute forfaiture de son part.
Une autre fois, il menaça son beau-père de le frapper d'une bouteille qu'il tenait à la main, et le frappa un instant après d'une chaise qu'on a pu lui arracher.
Quelques semaines avant son arrestation, on a entendu son père crier à l'assassin. Texereau le tenait à la gorge et voulait le forcer à lui donner 400 francs. Quand cette scène fut fini, le père eut père et s'en alla chez l'un de ses parents. Pendant son absence, le fils lui avait pris 400 francs.

Arrêté, Texereau est maintenu dans la prison de Civray, jusqu'au 23 janvier 1833, date à laquelle il est transféré à Poitiers.
Alors détenu en la maison de justice de Poitiers, Jean Texereau est prévenu par Claude Vallée, huissier royal, de la liste des témoins convoqués le procureur général le 2 mars 1833, qui sont :

  1. le sieur Vernial, médecin à Civray.
  2. le sieur Joseph Albert, 46 ans, maire à Savigné. Il est prévenu le 2 novembre du crime par le cabaretier Latreille.
  3. Pierre Latreille, 58 ans, aubergiste au Magnou de Savigné. C'est l'hôte de Texereau, Gayet, les frères Massias et autres.
  4. Marie Garnier, 55 ans, femme du précédent.
  5. Jean Latreille, 17 ans, fils des précédents.
  6. René Massias, 29 ans, propriétaire à Savigné. Il est présent au cabaret des Latreille le 1er novembre.
  7. Auguste Massias, 24 ans, tailleur d'habits à Blanzay, frère du précédent.
  8. Louis Texereau, meunier Périgné de Savigné. Beau-frère et cousin de l'accusé. Il est présent au cabaret le 1er novembre.
  9. Louis Rousseau, 21 ans, domestique du meunier Texereau, présent au cabaret.
  10. François Guineau, cultivateur au Tardy de Savigné, présent au cabaret.
  11. François Blanchard, 45 ans, garde-champêtre à Savigné. Le 1er, après la messe, Gayet lui demande de visiter et d'estimer les dégâts commis dans son pré par le mulet de Texereau.
  12. Jeanne Vincent, 32 ans, marchande colporteuse à Montazay de Savigné. Le premier du mois, dit-elle, je me rendai de la Boutaudière à Montazay, j'entendis quelqu'un pousser un cri que je pus distinguer, mais qui me sembla partir du coté du Magnou ou de Périgné. Je fus effrayée que j'allais retourner à la Boutaudière, quand j'entendis quelqu'un chanter, ce qui me rassura.
  13. Marie-Anne Bourdon, 52 ans, femme de Joseph Lapauze, maréchal à Savigné. Le père de Texereau vient chez eux se plaindre du vol de 400 francs commis par son fils.
  14. Jean Creuzeau, 37 ans, maréchal à Savigné, gendre de la précédente. Il est présent lorsque Texereau père vient se plaindre.
  15. Jean Germain, 20 ans, cultivateur au Colombier de Savigné. Il est présent au cabaret des Latreille le 1er novembre.
  16. Jeanne Ancelin, 32 ans, femme Jean Gayet, à Savigné, épouse de la victime.
  17. Louis Lemoine, 44 ans, gendarme à Civray, est l'un des gendarmes à conduire Texereau à la maison d'arrêt de Civray, le 2 novembre 1832. Durant le trajet de son domicile à la prison, Texereau ne pipe mot, bien qu'il eut été averti des raisons de son arrestation.
  18. Jean Trapon, 45 ans, gendarme à Civray, accompagne le sieur Lemoine et Texereau. C'est lui qui trouve les sabots de Texereau, et qui les compare aux pas laissés près de la scène du crime. Lorsqu'il apprend la nouvelle de l'arrestation de Texereau aux habitants de Charroux, ces derniers manifestent une grande joie, particulièrement les sieur Malapert, maire, et Malapert, commandant de la garde national, qui dirent qu'il était un un très mauvais sujet.
  19. Jean Moricheau, 59 ans, propriétaire au Breuil-Margot de Savigné. Le 29 octobre 1832, il parle avec Texereau de son mulet qui parageait dans le champ de Gayet.
  20. Louis Garreau, 13 ans, sans profession, de la Garde de Savigné. Le 21 octobre 1832, il conduit sa jument dans la prairie de Périgné et rencontre près du puits du Magnou le sieur Texereau, qui lui demande s'il sait où se trouve le pré de Gayet situé sur les coteaux. L'enfant étant affrimatif, Texereau s'exclame : « Ah le gueux ! il a pris mon mulet dans ce pré mais il s'en rappellera ! »
  21. Jeanne Garreau, 20 ans, propriétaire domiciliée au Breuil-Margot de Savigné, n'a aucune connaissance du crime commis par Texereau. Elle est entendue car elle se trouvait, les 1er et 2 novembre précédents, dans l'ouche de sa mère, sise au Magnou, pour y ramasser des pommes tombées sous les arbres et pour y porter un fagot d'épines. Elle avait ces jours-ci ses sabots, qui furent comparer aux empreintes laissées près de Gayet : les sabots de la fille Garreau avaient environ 6 lignes de plus en longueur.
  22. Pierre Garreau, 17 ans, propriétaire au Breuil-Margot de Savigné, frère de la précédente, s'est rendu dans l'ouche de sa mère au Magnou le lendemain de l'agression, pour semer du coupage. Il n'y a remarqué que les pas de sa soeur, venue dès le matin. Pendant qu'il travaillait, Texereau se rendait chez lui et, passant près de lui, lui demanda ce qu'il faisait. Texereau lui dit qu'il avait planter des oignons pour la graine, il se lava les mains dans la charrière et ne parla pas de l'accident de Gayet, que Garreau venait d'apprendre quelques instants plus tôt par Latreille. Le jeune homme avait ce jour-là ses sabots, qui furent examinés par les autorités. Ils étaient plus longs d'un pouce que ceux de Texereau.
  23. Jean Gayet, cultivateur à Savigné, victime.
  24. Gustave Olivier Malapert, 35 ans, maire de Charroux, indique que la clameur populaire sédigne Texereau comme un homme dangereux.
  25. Victor Malapert, 46 ans, chef de bataillon de la garde national au chef-lieu de  Charroux. Il connaît Texereau depuis longtemps, avec qui il a une altercation à propos de leurs fils respectifs.
  26. Jean-Victor Proux, 33 ans, aubergiste et cafetier à Charroux, n'a pas connaissance du crime, mais déclare qu'il a toujours connu Texereau, lorsqu'il était son voisin, comme un homme méchant et vindicatif. Il s'agit du maître de la domestique qui acheta à son compte du sucre et qui perdit sa volaille et deux chèvres, empoisonnées à l'arsenic.
Spontanément, Pierre Piedebout, domestique au Chaffaud, vient se présenter devant le procureur du roi à Civray, et déclare qu'un jour, quatre ans auparavant, Texereau lui a dit : « je joindrai Gayet dans un temps ou dans un autre, tôt ou tard, je lui donnerai son compte. » Il n'est pas convoqué à l'audience.
Le procès a lieu le 6 mars 1833.

Les questions sommaires soumises au jury, et ses réponses, sont :

  • 1ère série :
    • Jean Texereau accusé est-il coupable d'avoir, pendant la nuit du 1er au 2 novembre dernier, tenté de donner volontairement la mort au nommé Jean Gayet, laquelle tentative manifestée par un commencement d'exécution, n'a été suspendue ou n'a manqué son effet que par des circonstances indépendantes de la volonté de son auteur ? non.
    • L'accusé a-t-il commis la dite tentative avec préméditation ? non.
    • L'a-t-il commise de guet-à-pent ? non.
  • 2ème série :
    • Jean Texereau accusé est-il coupable d'avoir, pendant la nuit du 1er au deux novembre dernier volontairement porté des coups et fait des blessures au nommé Jean Gayet, lesquels coups et blessures lui ont occasionné une maladie ou une incapacité au travail personnel pendant plus de vingt-et un jours ? oui à la majorité de plus de sept voix.
    • L'accusé a-t-il commis le crime mentionné dans la question précédente avec préméditation ? oui à la majorité de plus de sept voix.
    • L'a-t-il commis de guet-à-pent ? oui à la majorité de plus de sept voix.
A l'issue du procès, il est condamné à 10 ans d'emprisonnement.
Il se pourvoit en cassation, pourvoi rejeté par le chambre criminelle de la cour de cassation au palais de justice de Paris, le 4 avril 1833.

A l'époque, nous dit Wikipédia, l'article 22 du code pénal prévoyait qu'en peine accessoire d'une condamnation aux travaux forcés ou à la réclusion, le condamné soit exposé au regard du peuple pendant une heure sur une plaque publique, un écriteau informant les passants sur son nom et le crime commis : le carcan. Il s'agissait de renforcer l'exemplarité de la peine principale, mais son intérêt de ce point de vue fut l'objet de doutes, particulièrement, dans les grandes villes, cas le plus fréquent, où l'événement, devenu banal, ne retenait plus l'attention et où par ailleurs le condamné était relativement inconnu et plus indifférent à sa réputation. Appelé également pilori ou échelle patibulaire (il existe encore la toute petite rue de l'échelle du Palais, derrière le palais de justice de Poitiers), il fut définitivement aboli le 28 avril 1832, mais laissé, par la suite, à l'appréciation des juges de la cour d'assises. La peine fut définitivement supprimée par un décret du 12 avril 1848 (Wikipedia). Jean Texereau, condamné, fut donc exposé une heure, le 27 avril 1833, sur la Place du Marché, où se font ordinairement ce genre de choses. Il est amusant de constater que le greffier qui établit le procès-verbal, Micheau, se rend au domicile du sieur Prieur Petit, marchand vivant sur cette place, pour constater la bonne exécution de la peine.



Pendant son incarcération, sa femme va accoucher de son troisième enfant, Louis, le 5 juillet 1833, présenté devant le maire de Savigné par son grand-père Jean Texereau et son oncle Louis Texereau, meunier de Périgné. Le père n'est qu'à peine mentionné. Il est libéré bien avant le 23 août 1842, date à laquelle il présente son quatrième enfant, Pierre, devant le même maire.

S'il habite plusieurs années après sa libération à Savigné, la cohabitation avec ses riverains ne doit être facile : en 1851 et en 1856, il apparaît bien comme propriétaire cultivateur vivant au Magnou, avec sa femme, ses enfants et sa soeur Jeanne Texereau. En 1861, il n'y habite plus, il est installé comme propriétaire à Villemain (Deux-Sèvres) depuis au moins depuis le 1er juin 1860, date à laquelle sa soeur Jeanne Texereau décède audit lieu. Son fils Louis y décède le 7 janvier 1861.
Texereau a du mal à tenir en place. Le 11 novembre 1867, date à laquelle se marie son fils Pierre, il vit comme jardinier au lieu-dit de la Grange à Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime). C'est là que son épousa meurt, le 24 avril 1872. J'ignore ce qu'il advient par la suite, jusqu'à son décès, survenu le 8 février 1874 à l'hôpital général de Poitiers.


Jean
TEXEREAU
(°1793, Savigné-
+1874, Poitiers),
marié à
Marie TEXEREAU



Jean
TEXEREAU
(°1827, Charroux-
+1886, la Rochelle),
marié à
Augustine BABOU
Jeanne
TEXEREAU
(°1830, Charroux)
Louis TEXEREAU
(°1833, Savigné-
+1861, Villemain)
Pierre
TEXEREAU
(°1842, Savigné),
marié à
Marie-Pauline BEAUMONT, puis à Amélie TAMARA






Céline Marie TESSEREAU
(°1863, Saint-Florent),
mariée à Amédée PETIT
Augustine Marie
TESSEREAU
(°1870, Saint-Florent-
+1870, Saint-Florent)
Marie-Pauline
TEXERAUD
(°1868, Saint-Jean-d'Angély-
+1869, Saint-Jean-d'Angély)
Marie-Louise
TEXERAUD
(°1870, Saint-Jean-d'Angély-
+1870, Saint-Jean-d'Angély)
Pierre TEXERAUD
(°1871, Saint-Jean-d'Angély), marié à Marie-Clothilde GUESDON
Louis Augustin
TEXERAUD
(°1872, Saint-Jean-d'Angély), marié à Athanase Toussaint BERNET
Céline Louise
TEXERAUD
(°1874, Saint-Jean-d'Angély), mariée à Octave DAVIAUD
Victor
TEXERAUD
(°1880, Saint-Jean-d'Angély), marié à
Jeanne Thaïs Marie BERTHELOT

Sources : Archives départementales de la Vienne (2U1513).

dimanche 16 août 2015

Eugène Mercier (1889-1915)

Fiche sur le site
« Mémoire des Hommes »
Eugène Mercier, né le 7 octobre 1889 à la Chapelle-Bâton, était le fils de Jean, cultivateur à la Garde, et de Marie-Anne Denibaud.
Il était cultivateur au même village lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°803, classe 1909.
Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux et sourcils châtains,
  • yeux bleus et front large,
  • nez fort et bouche moyenne.
  • menton rond et visage ovale.
Il mesurait 1,68 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3.
Il fut incorporé au 32e régiment d'infanterie à compter du 4 octobre 1910 et arriva au corps le même jour. Il fut envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1912, avec certificat de bonne conduite accordé. Peu après, le 30 octobre, il emménagea à Savigné.
Rappelé à l'activité le 3 août 1914 dans le régiment d'infanterie de Châtellerault, il mourut des suites de blessures de guerre le 16 août 1915, à l'hôpital temporaire n°23 à Houlgate (Calvados). Son décès fut retranscrit dans les registres d'état civil de Savigné le lendemain.


Antoine Mercier,
métayer à Fontbois de Payroux
(1779-1839)
Marie Vaillant
(1782-?)
Charles Menigaud,
journalier à Savigné
(1763-1828)
Jeanne Tribot
(1778-1847)
François Denibaud,
laboureur
(~1785-?)
Marie Auger,
sans profession
(~1788-?)
Antoine Moreau,
laboureur à la Chapelle-Bâton
(~1788-?)
Françoise Vriet,
sans profession
(~1794-?)



Jean Mercier,
cultivateur à la Garde de la Chapelle-Bâton
(1812-?)
Marie Menigaud,
sans profession
(1815-?)
Pierre Denibaud,
cultivateur à la Bazanne de la Chapelle-Bâton
(1810-?)
Marie Moreau,
sans profession
(1816-?)




Jean Mercier,
cultivateur à la Garde de la Chapelle-Bâton
(1849-?)
Marie-Anne Denibaud,
sans profession
(1854-?)



Eugène Mercier,
cultivateur à la Garde de la Chapelle-Bâton
(1889-1915)

dimanche 2 août 2015

Constant Pasquet (1895-1915)

Fiche sur
« Mémoire des Hommes »
Constant PASQUET, né le 25 juillet 1895 à Savigné, était le fils de Jean, maçon au Chaffaud, et de Marie Coudreau.
Il était cultivateur à Linazay lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°133, classe 1915Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux et yeux châtains,
  • front moyen et nez rectiligne,
  • visage long.
Il mesurait 1,59 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3.
Il fut incorporé au 114e régiment d'infanterie à compter du 17 décembre 1914 en qualité de soldat de 2e classe, intègre le 155e le 22 juillet 1915 et part aux armées ledit jour.
Il est porté disparu à Marie-Thérèse (Vienne-le-Château), le 2 août 1915 et son décès est fixé par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Civray, le 22 juillet 1921.
Son décès est reporté sur les registres d'état-civil de Linazay en date du 13 septembre suivant.


Jean PASQUET,
journalier
(~1810-?)
Magdeleine BARBOTIN,
sans profession
(~1818-?)
Pierre PARADOT,
cultivateur
(1809-1841)
Anne MAGNAN,
sans profession
(1818-?)
Antoine
CHARDAC,
cultivateur
(1791-1851)
Jeanne COUILLAUD
(1789-?)
Pierre ROUSSEAU,
(1790-1858)
Jeanne THÉNAUD,
sans profession
(1797-1873)



Jean PASQUET,
cultivateur
(1839-?)
Marie PARADOT,
sans profession
(1840-?)
Jean COUDREAU,
garçon meunier
(1827-?)
Jeanne ROUSSEAU,
(1834-1903)




Jean PASQUET,
maçon à Linazay
(1867-?)
Marie COUDREAU,
sans profession
(1870-?)



Constant PASQUET,
cultivateur
(1895-1915)

samedi 27 juin 2015

Philippe Fretier (1894-1915)

Fiche sur le site
« Mémoire des Hommes »
Philippe Fretier, né le 14 mars 1894 à Savigné, était le fils de Philippe, charpentier à la Chauffière, et d'Eugénie Laffond.
Il était menuisier et vivait au n°7, rue Dolve, à Tours, lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°350, classe 1914. Aucun signalement n'est reporté sur son dossier militaire. Il possédait un degré d'instruction de niveau 3. Il fut incorporé au 169e régiment d'infanterie à compter du 8 septembre 1914 et arriva au corps le même jour, en qualité de soldat de 2e classe. Étant au dépôt, il entra à l'hôpital mixte de Montargis pour oreillons le 20 décembre 1914, pour en sortir le 6 janvier 1915. Il fut nommé caporal le 26 avril 1915 et partit aux armées le 28 suivant. Il fut tué à l'ennemi au combat Nord de Fey-en-Haye, le 27 juin 1915. Son décès fut retranscrit sur les registres d'état civil de Saint-Romain, par jugement du 27 novembre 1917.

Recensé par Fred Coussay sur « Mémoire des Poilus de la Vienne ».


Jean Fretier,
cultivateur
(1795-1866)
Jeanne Barbarin,
sans profession (1800-1873)
François Touron,
cultivateur, propriétaire
(1805-1884)
Françoise Vergeau
sans profession
(1810-1877)
Jean Lafond,
colon propriétaire
(1811-?)
Jeanne Gagnaire (1814-1848)Pierre Gibier,
cultivateur, propriétaire et colon
(1822-?)
Jeanne Fradet,
sans profession
(1826-?)



Jean Fretier,
cultivateur
(1825-1905)
Marie Touron,
sans profession
(1837-1923)
Pierre Lafond,
cultivateur à la Chauffière
(1843-?)
Louise Gibier,
sans profession
(1848-?)




Philippe Fretier,
charpentier
(1864-1905)
Eugénie Lafond,
sans profession
(1873-?)



Philippe Fretier,
menuisier à Tours
(1894-1915)

mercredi 17 juin 2015

Delphin Sylvain Charprenet (1893-1915)

Fiche sur le site
« Mémoire des Hommes »
Delphin Sylvain Charprenet, fils de Sylvain Louis et de Marie-Florence Degout, naquit le 15 décembre 1893 à Sommières-du-Clain.
Il était cultivateur à Saint-Saviol lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°415, classe 1913.
Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux châtains,
  • yeux marron clairs,
  • front moyen et nez vexe,
  • visage rond.
Il mesurait 1,63 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 2.
Il fut incorporé à compter du 27 novembre 1913 dans le 7e régiment des hussards (hussard de 2e classe) et passa au 90e régiment d'infanterie le 20 décembre suivant. Il partit aux armées le 2 août 1914.
Évacué le 16 septembre pour fatigue due à une angine à l'hôpital auxiliaire d'Amiens, il rejoignit sa compagnie le 24 décembre. Le 10 janvier 1915, il fut de nouveau évacué pour fatigue et orienté vers l'hôpital auxiliaire de Chartres où il arriva le surlendemain. Sa convalesnece dura jusqu'au 28 mars.
Après une permission de 7 jours, il fut renvoyé aux armées le 7 avril. Il mourut des suites de blessures de guerre le 17 juin suivant à Neuville Saint-Vaast (Pas-de-Calais).
Son décès fut retranscrit sur les registres de Saint-Saviol le 20 septembre 1917.

Jean Charprenet,
journalier à Saint-Laurent-de-Jourdes
(~1819-?)
Jeanne Vignier,
servante à Bouresse
(~1821-?)
Sylvain Martin,
journalier à Queaux
Anne GuichardLouis Degout,
propriétaire à Sommières
(~1800-?)
Catherine Clément,
sans profession
(~1801-?)
Jean Bachelier,
cultivateur à Sommières
(1809-?)
Marie Vallade,
sans profession
(1816-?)



Jean Charprenet,
domestique à Queaux
(1842-1890)
Anne Martin,
lingère à Queaux
(1847-1875)
René Degout,
(1831-1880)
Marie Bachelier,
servante à Romagne
(1844-?)




Sylvain Louis Charprenet,
cultivateur à Château-Garnier,
puis à Sommières-du-Clain
(1867-?)
Marie-Florence Degout,
sans profession
(1871-?)



Delphin Sylvain Charprenet,
cultivateur à Saint-Saviol
(1893-1915)

mardi 16 juin 2015

Marc Alphonse Chinier (1895-1915)

Fiche sur le site
« Mémoire des Hommes »
Marc Alphonse Chinier, né le 25 avril 1895 à Savigné, était le fils de Pierre, cultivateur à la Chauffière, et de Marie Touvenet.
Il était le frère de Pierre Alexandre, mort pour la France le 9 octobre 1914.
Il vivait à Champniers où il était garçon de cuisine lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°82, classe 1915.
Son dossier militaire ne donne alors aucun signalisation.
Il fut incorporé au 77e régiment d'infanterie à compter du 19 décembre 1914 et arriva au corps le même jour.
Il partit aux armées le 13 février 1915 et, âgé d'à peine 20 ans, disparu le 16 juin 1915 entre Souchez et Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais).
Son décès est fixé au 16 juin 1915 par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Civray le 9 décembre 1920, et transcrit sur les registres d'état civil de Champniers.


Recensé par Fred Coussay sur « Mémoire des Poilus de la Vienne ».

Pierre Chinier
colon, cultivateur
(1808-?)
Magdeleine Joubert,
sans profession
(1813-?)
Pierre Denibaud,
laboureur à la Chapelle-Bâton
(1810-?)
Marie Moreau,
sans profession
(1816-?)
Louis Thouvenet,
cultivateur à Payroux
(1796-1855)
Marie
Marchadier
(1796-?)
François Hipeau,
cultivateur au Vigeant
(1799-1867)
Marie Carteau
(1801-1862)



Pierre Chinier,
cultivateur à Charroux
(1837-?)
Marie Denibaud,
sans profession
(1841-?)
Pierre Thouvenet,
cultivateur à Mauprévoir
(1836-?)
Suzanne
Hipeau
(1834-1873)




Pierre Chinier,
cultivateur puis cantonnier
(1860-?)
Françoise Thouvenet,
sans profession
(1863-?)



Marc Alphonse Chinier,
garçon de cuisine
(1895-1915)

Henri Seys (1895-1915)

Fiche sur le site
« Mémoire des Hommes »
Henri Seys, né le 22 décembre 1895 à la Groie Payroux, était le fils hors union d'Henri Alexandre Seys, cultivateur, et de Françoise Degorce. Il fut reconnu par le mariage de ses parents, en date du 24 février 1897, toujours à Payroux. 
Il était cultivateur à Savigné lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°146, classe 1915.
Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux châtains,
  • yeux roux,
  • front large et nez rectiligne,
  • et visage large.
Il mesurait 1,61 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 2.
Il fut incorporé au 32e régiment d'infanterie et arriva au corps le 17 décembre 1914. Il passa au 9e bataillon mobile du 66e régiment d'infanterie le 7 mai 1915.
Il fut porté disparu le 16 juin 1915 à la cote 140 entre Neuville-Saint-Vaast et Souchez (Pas-de-Calais). Son décès fut fixé à ce jour par jugement déclaratif rendu par le tribunal de Civray, le 2 juin 1921 et fut retranscrit le 26 du même mois dans les registres d'état civil de la commune de Savigné.

Baptiste Antoine Seys,
sargier et propriétaire à Château-Garnier
(1795-1861)
Magdeleine Seys,
(1795-?)
Pierre Brunet
(~1802-1857)
Henriette Viaud,
lingère
(1801-1885)
André Degorce,
propriétaire à Payroux
(~1805-?)
Françoise Regeon
(1807-?)
François Coquillaud,
cultivateur à Château-Garnier
(1813-?)
Marie-Anne Lamour Vallade
(1813-?)



Jean Seys,
propriétaire à Château-Garnier
(1830-1884)
Louise Brunet,
sans profession
(1844-?)
Alexis Degorce,
propriétaire à Payroux
(1832-1894)
Marie-Anne Coquillaud,
sans profession
(1844-?)




Henri Alexandre Seys,
cultivateur à Payroux puis à Savigné
(1872-?)
Françoise Degorce,
sans profession
(1872-?)



Henri Seys,
cultivateur à Savigné
(1895-1915)